de Poitrine. 69
gées par quelques autres caufes, ou que lamaladie 11’a pas été bien traitée, les vaifleauxenflammés ne f'e débarrafient pas de l’humeurqui les engorge; mais il arrive, dans le poul-mon, ce que chacun voit arriver tous les joursiûr la peau. Si une tumeur inflammatoire nefe réfout pas, fi elle ne fe dilfipe pas infen-fîblement, elle devient abcès. Il en eft dememe du poulmon ; fi l’inflammation ne fediflipe pas, elle fe change en abcès , qu’011appelle vomique; & cet abcès, comme ceuxqu’on voit à l’extérieur, refte fouvent long-temps enfermé dans fon fac , fans que cefàc f'e fcche , &c que le pus s’épanche.
§ 66 . Si l’inflammation n’étoit pas abfo-lument profonde dans le poulmon, & qu’elles’étendît jufques à fa furface, c’eft-à-dire, prèsdes côtes, le fac creve à l’extérieur du poul-mon , & le pus fe répand dans la cavité dela poitrine , entre le poulmon , les côtes &le diaphragme , ( c’eft cette membrane quifépare la poitrine du ventre. ) Quand l’in-flammation eft plus profonde , alors l’abcèsfe creve dans l’intérieur même du pouhnon.Si l'ouverture eft petite , de façon qu’il nepmflè fortir que peu de pus à la fois , fi laquantité totale du pus n’eft pas confidérable,fi le malade eft encore fort, il crache cepus, St fe trouve foulage. Mais fi la vomi-que eft confidérable , ou fi l’ouverture eftgrande, S: qu’il fe répande une grande quan-tité de pus à la fois, ou fi le malade eft très—foible , il meurt dans le moment où la vo-mique s’ouvre, & cela quelquefois lorfqu’on