68 Inflammationpour les arrêter, ce qui feroit très-dange-reux ; ils s’arrêtent d’eux-mêmes. D’autresfois, mais plus rarement, la maladie fe diffipepar une diarrhée légèrement douloureufè, dematières bilieufes.
§ 64. Si les crachats fe fuppriment tout àcoup , finis qu’il furvienne aucune autre éva-cuation, l’oppreffion & l’angoifle reviennentd’abord, & le danger efi prefiant. Si la ma-ladie n’eft pas fort avancée, fi le malade efirobufte, s’il n’a pas été beaucoup faigné, s’ily avoit encore du fang dans les crachats ,fi le pouls efi: fort ou dur , il faut fur lechamp faigner au bras, faire refpirer conti-nuellement la vapeur d’eau chaude & de vi-naigre , & faire boire beaucoup de la tifàneN u . 2 , plus chaude qu’à l’ordinaire. Si lescirconfiances font oppofées, au-lieu de lafaignée , il faut appliquer deux véficatoiresaux jambes, &: faire boire beaucoup de latifane N°. 1 2.
Les caufes qui produifent le plus fouventcette fuppreffion des crachats, font x°. unréfroidiffement fubit ; 2°. l’air trop chaud ;3 0 . les remedes trop chauds ; 4 0 . les fueurstrop abondantes; 5 0 . un purgatif pris mal àpropos ; 6°. quelque pafiion trop vive.
§ 65. Quand on n’a pas' faigné fuffifam-ment, ouaffeztôt, quelquefois même, com-me je l’ai vu , quand on a fi fort affoibli lemalade par trop de faignées, que les éva-cuations par les felles, les urines, les cra-chats , la tranfpiration ne font pas bien fai-tes ; quand ces évacuations ont été déran-