de Poitrine. 67ment émollient N°. 5 , & appliquer, de deuxen deux heures, une flanelle trempée dansl’eau tiede, qui couvre tout le ventre & fafleprefque tout le tour du corps derrière les reins.L’on peut aufli augmenter un peu la quantitéde la boiflon, & diminuer celle de la nour-riture pendant tout le temps que cèt état vio-lent dure.
§ 6i. Je n’ai point parlé d’émétiques, ni.de purgatifs, parce qu’ils font tout-à-fait con-traires dans cette maladie. Les anodins, ouremedes propres à faire dormir, font aufli gé-néralement mauvais ; il y a quelques cas ce-pendant dans lefquels ils peuvent erre uti-les , mais ces cas font fi difficiles à connoî-tre , qu’on ne doit jamais fe permettre cesremedes , quand on n’a pas un Médecin.J’ai vu plufieurs malades, qu’ils ont jettes,pris mal à propos, dans un étifie incurable,Lorfque tout eft bien allé , ordinairement lemalade eft très-bien le quatorzième jour, &alors, on peut, s’il a appétit, le mettre aurégime des convalefcents. S’il a encore dudégoût, la bouche mauvaife, la tête pefante,on doit le purger avec la potion N°. 11.
§ 63. Il furvient quelquefois des faigne-ments de nez, même après plufieurs faignées,qui font très-favorables, & foulagent ordi-nairement beaucoup plus que les faignées. Ondoit s’attendre à ces faignements, lorfqu’a-près les faignées, le malade eft mieux à plu-fieurs égards, & qu’il lui refte cependant en-core un grand mal de tête, avec les yeuxvifs & le nez rouge. Il ne faut rien faire