66 Inflammationappelle l’état critique ; ) mais ils ne font pasdangereux, moyennant qu’on ne fe conduifepoint mal. Ces accidents dépendent de l’hu-meur purulente, qui fe déplace, circule clansles humeurs, & irrite différentes parties, juf-ques à ce que l’évacuation ait commencé*;alors tous les accidents finiffent, & , ordi-nairement , le fommeil revient. Mais je nepuis trop infifter fur la néceftité de la pru-dence dans ces circonftances. Quelquefoisc’eft la foiblefte, d’autres fois les convullions,ou quelqu’autre accident , qui effraient. Sil’on fait, comme il arrive tous les jours,la fottife d’ordonner des remedes particulierspour ces accidents, comme des cordiaux fpi-ritueux, de la thériaque , des confections ,du caftor, de la rue, l’on trouble la naturedans fes opérations, la crife ne fe fait point,la matière qui devoit s’évacuer, ou par lesfelles, ou par les urines , ou par les fueurs,ne s’évacue point , mais elle fe dépofe furquelque partie interne ou externe. Si c’eflfur une partie interne, le malade meurt d’a-bord , ou il fe forme une nouvelle maladieplus fâcheufe , & moins guériflable que lapremière. Si c’eft fur l’extérieur du corps ,le malheur eft moins .grand, fk il faut, dèsqu’on s’en apperçoit, mettre fur cette par-tie des cataplafmes émollients, qui l’ame-nent à maturité, & l’ouvrir dès qu’on le peut.
§ 61. Pour prévenir ces accidents, il faut,quand les fymptômes effrayants dont j’ai parléfurviennent, ne rien changer du tout au trai-tement , excepté qu’on doit donner le lave-