de Poitrine. 6?te , il faut donner, toutes les heures, unecueillerée de la potion No. io; mais fans quecela fade rien diminuer de la quantité desautres boiffons , qu’on peut prendre immé-diatement après , ou auxquelles on peut lamêler.
§ 58. Tant que le mal empire, ou reliedans le même état, il faut continuer les mê-mes fecours ; mais fi le troifieme ( ce qui eftrare), le quatrième, le cinquième jour, lemal prend une tournure plus favorable, fi lesredoublements font moins violents , la touxmoins forte, les crachats moins fanglants, larefpiration plus aifée , la tête plus dégagée , lalangue un peu moins feche, les-urines moinsrouges & plus abondantes, il fuffit alors defe tenir au régime, & de prendre un lave-ment tous les loirs. Souvent le redoublementdu quatrième jour eft le plus fort.
§ 59. La maladie achevé de le diftiperpar les crachats, & fouvent par les urines,qui, le feptieme, ou le neuvième, ou le on-zième jour, quelquefois dans les jours inter-médiaires , commencent à dépolèr un fedi—ment d’un blanc roux très-abondant, quelque-fois un vrai pus. Enfuite il furvient des fueursqui alors font favorables autant qu’elles étoientnuifibles au commencement.
§ 60. Quelques heures avant que les éva-cuations dont je parle parodient, il furvientquelquefois différents accidents très-effrayants,comme de Pangoiffe , des palpitations, del’irrégularité dans le pouls, plus d’opprelfion,des mouvements convulfifs, (c’eft ce qu’on