des Convalescents. 57
fon. La meilleure , pour le général, eft del’eau, avec un quart ou un tiers de vin blanc.
Une trop grande quantité de boiflon , àcette époque, empêche l’eftomac de repren-dre fes forces, nuit à la digeftion , entre-tient la foiblefle , augmente le penchant à.l’enflure des jambes, quelquefois même oc-calionne une fievre lente & jette le maladedans une langueur.
Qu’ils ïè promènent le plus fouventqu’ils pourront à pied, en voiture, en char,à cheval. Ce dernier exercice eft le plus fa-lutaire de tous, & les trois quarts des labou-reurs , qui font à même , dans ce pays, delé procurer cet avantage , fans qu’il leur encoûte rien, ont grand tort de le négliger.Ceux qui voudront en faire ufage , doiventmonter avant leur plus grand repas, qui doitêtre celui du milieu du jour, & jamais après.L’exercice pris avant le repas fortifie les or-ganes de la digeftion , qui enfuite fe faitmieux ; fi on le prend après, il la trouble.
6. Comme ordinairement ils font moinsbien le foir, il faut qu’à ces heures ils pren-nent très-peu d’aliments ; leur fommeil enfera plus tranquille , &c les réparera mieux.
7. Ils ne doivent refter au lit que fept ouhuit heures.
8. L’enflure des jambes, qui furvient pref-qu’à tous, n’eft pas dangereufe, & fe diffiped’elle-même, quand ils font fobres, & qu’ilsprennent du mouvement.
9. Il n’eft pas néceflaire qu’ils aillent tousles jours du ventre mais il ne faut pas qu’ils
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