Druckschrift 
Tome Premier (1770)
Entstehung
Seite
56
Einzelbild herunterladen
 

56 Régime

les bras & dans les jambes, de l'inquiétude,de la mauvaife humeur, des vomiflements,des diarrhées, des obftruétions, quelquefoisune fievre lente, Sc des dépôts de pus.

Lon prévient tous ces maux en fe conten-tant de très-peu daliments ; & , fi lon veutfortifier un convalefcent, il faut le tenir à unediete légère. Ce neft pas ce quon avale quinourrit, ce neft que ce que lon digéré. Leconvalelcenr, qui avale peu, le digéré , fkfe fortifie ; celui qui avale beaucoup , ne ledigéré pas, &, bien-loin dêtre nourri &fortifié, il périt peu-à-peu. Les convalefcentsont ordinairement beaucoup dappétit dans untemps les forces de leur eftomac, détruitespar la maladie, le régime & les remedes, nefont point encore rétablies; sils fe livrent à cetappétit, la quantité des aliments furpaffe lesforces digeftives, léquilibre fe dérange, & lalamé, au-lieu daugmenter, va en diminuant.

§ 45. Lon peut réduire au petit nombrede réglés fuivantes, ce quil y a de plus ef-fentiel à obferver pour terminer parfaitementles maladies aiguës, & empêcher quelles nelaiffent quelques vices dans la fanté.

1. Que les convalefcents comme les ma-lades, prennent très-peu à la fois, & fré-quemment.

a. Quils ne prennent jamais quune fortedaliment dans un repas, & quils nen chan-gent pas. trop fouvent.

3. Quils mâchent, avec beaucoup de foin,tout ce quils prennent de folide.

4. Quils diminuent la quantité de la boif-