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l'oient refferrés plus deux ou trois jours ; &fi cela arrivoit, il faudrait leur donner unlavement le troifieme jour , & meme plu-tôt , fi l’on voyoit que la conflipation leuroccafionnât de la chaleur, des gonflements,de l’inquiétude, des maux de tête.
10. S’il leur relie beaucoup de foiblelîe ,fi l’ellomac ell dérangé , s’ils ont de tempsen temps un peu de fievre, ils prendronttrois prifes par jour du remede N°. 14, quirétablit les digeftions, rappelle les forces ,& chafle la fievre.
11. Il ne faut pas qu’ils reprennent troptôt leur travail. Cette mauvaife coutume em-pêche journellement plufieurs payl'ans de feremettre jamais parfaitement bien, & de re-prendre leurs premières forces. Pour n’avoirpas fu fe repofer pendant quelques jours, ils11e redeviendront jamais auffi robulfes ouvriersqu’ils l’étoient auparavant ; & ce travail pré-coce , leur fera perdre dans la fuite, cha-que femaine de leur vie, plus de temps qu’ilsn’en ont gagné une feule fois. Je vois tousles jours des laboureurs, des vignerons, desmanoeuvres languiflànts ; prefque tous datentle commencement de leurs langueurs depuisquelque maladie aiguë, qui, par le manquede ménagement dans la convalefcence, n’apas été bien guérie. Un repos de fept ouhuit jours de plus, leur aurait épargné tou-tes ces infirmités ; mais c’eft ce qu’on a peineà leur faire comprendre. Le peuple, dansce cas, & dans beaucoup d’autres, ne faitcalculer que pour le jour, £c n’étend point
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