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Tome Premier (1770)
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l'oient refferrés plus deux ou trois jours ; &fi cela arrivoit, il faudrait leur donner unlavement le troifieme jour , & meme plu-tôt , fi lon voyoit que la conflipation leuroccafionnât de la chaleur, des gonflements,de linquiétude, des maux de tête.

10. Sil leur relie beaucoup de foiblelîe ,fi lellomac ell dérangé , sils ont de tempsen temps un peu de fievre, ils prendronttrois prifes par jour du remede N°. 14, quirétablit les digeftions, rappelle les forces ,& chafle la fievre.

11. Il ne faut pas quils reprennent troptôt leur travail. Cette mauvaife coutume em-pêche journellement plufieurs payl'ans de feremettre jamais parfaitement bien, & de re-prendre leurs premières forces. Pour navoirpas fu fe repofer pendant quelques jours, ils11e redeviendront jamais auffi robulfes ouvriersquils létoient auparavant ; & ce travail pré-coce , leur fera perdre dans la fuite, cha-que femaine de leur vie, plus de temps quilsnen ont gagné une feule fois. Je vois tousles jours des laboureurs, des vignerons, desmanoeuvres languiflànts ; prefque tous datentle commencement de leurs langueurs depuisquelque maladie aiguë, qui, par le manquede ménagement dans la convalefcence, napas été bien guérie. Un repos de fept ouhuit jours de plus, leur aurait épargné tou-tes ces infirmités ; mais ceft ce quon a peineà leur faire comprendre. Le peuple, dansce cas, & dans beaucoup dautres, ne faitcalculer que pour le jour, £c nétend point

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