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Tome Premier (1770)
Entstehung
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55
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df. s Malades. 55le tuant, mais ne guérit jamais plus vite, 8c,au contraire, rend la maladie plus fâcheufe*,plus longue, plus opiniâtre, 8c laiffe fouventdes fuites qui le font languir toute fa vie.

§ 44. Ce neft pas allez de bien conduirela maladie, il faut encore loigner la conva-lefcence, qui eft toujours un état de foibleffe,8c par- même de langueur. Le même pré-jugé , qui tue les malades, en les forçant àmanger, pendant que la maladie eft dans faforce , sétend fur la convalelcence , 8c larend fâcheufe 8c longue , ou produit desrechûtes quelquefois mortelles, fouvent desmaux chroniques. A melure que la fievre di-minue, on peut infenfiblement augmenter laquantité de la nourriture ; mais tant quil enrefte, il convient de sen tenir aux alimentsque jai indiqués. Dès quelle eft finie , onpeut paffer à des aliments différents, 8c pren-dre un peu de viande blanche, moyennantquelle foit tendre , du poiffon , un peu debouillon, quelques œufs, du vin trempé. Cesaliments qui font utiles, 8c fervent à réparerles forces, quand on en ufe modérément ,retardent la guérifon, dès qu011 en prend unpeu trop ; parce que leftomac, étant extrê-mement affoibli par la maladie, 8c par les re-medes, neft capable que dune très-petite di-geftion ; 8c, fi on lui donne au delà de fies for-ces , tout ce quon prend ne fe digéré point,mais fe corrompt. Il furvient de fréquentsretours de fievre, un abattement continuel,des maux de tête, un affoupiffement fans pou-voir dormir, des douleurs 8c des chaleurs dans

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