Druckschrift 
Tome Premier (1770)
Entstehung
Seite
50
Einzelbild herunterladen
 

5 o Régime

fonnes dans la chambre & fur-tout auprès dulit; elles gâtent lair, elles en empêchent lerenouvellement, & la variété des objets oc-cupe le cerveau, il faut, quand le malade aété à la felle, ou quil a uriné , emporterces excrements le plutôt poflible. Il faut-ceffairement ouvrir les fenêtres loir & matin ,au moins un quart-dheure chaque fois, &ouvrir en même-temps une porte , afin quelair fe renouvelle. Mais comme il ne faut pasquil y ait un courant dair fur le malade, ontirera, dans le même-temps, les rideaux defon lit, & sil nen avoit point, on en faitdans le moment, en mettant autour de luides chaifes, avec quelques habits qui le ga-rantiffent. Si la faifon eft extrêmement rigou-reufe, il fuffit douvrir quelques minutes cha-que fois ; en été il faut quil y ait au moins unefenêtre ouverte jour & nuit. Il eft aufti très-utile de brûler un peu de vinaigre, fur unepelle rouge ; cette fumée corrige la putriditéde lair. Dans les grandes chaleurs, quand lairde la chambre eft brûlant, & que le maladeen eft fort incommodé , on peut arrofer,de temps en temps, le plancher, & mettredans la chambre quelques groftes branches defaille ou de frêne , qui trempent dans desféaux deau.

§ 37. 2°. Par rapport à la nourriture dumalade , il ne prendra rien du tout de ftfti-de ; mais on peut lui préparer, par-tout &en tout temps , la nourriture lùivante , quieft une des plus faines, &, fans contredit,la plus fimple. Prenez une demi-livre de pain,