des Malades. 49boiffon (N°. 1. ou î.) ou, fi elle manque,de quelqu’une de celles dont j’ai parlé § 32.
§ 35. Les malades veulent qu’on les cou-vre beaucoup pendant le froid , mais il fautêtre extrêmement attentif à les découvrir, dèsqu’il diminue , afin que , quand la chaleurcommence, ils 11’aient rien de plus que leurscouvertures ordinaires, il ferait même à fou-haiter qu’ils eulfent moins. Les payfans cou-chent fur une coite , & fous un duvet quieft ordinairement d’un poids immenfe, & lachaleur que donne la plume eft très-fâcheufepour les fiévreux : cependant , comme ils yfont accoutumés, on peut tolérer cette cou-tume pendant une partie de l’année ; maispendant les chaleurs, ou toutes les fois quela fievre eft extrêmement forte, ils doiventcoucher fur la paillafte, ils en feront infini-ment mieux , & rejetter le duvet, pour nefe couvrir que de draps, ou de quelque au-tre couverture moins dangereufe que la plu-me. L’on ne peut croire , quand l’on en aété témoin comme moi, combien l’on fou-lage le malade eu lui ôtant fon duvet. Lemal prend far le champ une nouvelle face.
§ 36. Dès que la chaleur eft venue &que la fievre eft bien déclarée, l’on doit pour-voir au régime du malade.
i°. Il faut avoir foin que l’air de la cham-bre ne s’échauffe pas trop, qu’il y ait le moinsde monde , qu’on y faffe le moins de bruitpoflible , que perforine ne parle au maladefans néceflité. Il n’y a rien qui augmente plusla fievre & fafle plus rêver, que trop de per-Tomt I. C