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Tome Premier (1770)
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moins on les rend plus douces, &C lon en

diminue beaucoup le danger.

§ 33. Malheureufement lon fuit une mé-thode très-cpntraire. Dès quon fent ces dé-rangements , lon fe borne à ne manger quede la viande, des œufs, du bouillon; lonrenonce aux jardinages & aux fruits , qui ,pris modérément, feroient fi utiles, & lonboit, pour fe fortifier leftomac & chafler lesyents , du vin ou quelques liqueurs , qui nefortifient que la fievre, & ne chaffent que lesreftes de la faute. Lon empêche par- tou-tes les évacuations, lon ne détrempe pointles matières qui occafionnent la maladie , onne les rend point propres à être évacuées ,au contraire , elles deviennent plus âcres &plus difficiles à être emmenées ; au-lieu quela quantité dune boiffon délayante & rafraî-chiiTante, détrempe & détache toutes les ma-tières étrangères, délaie le fang , &, au boutde quelques jours , tout ce quil y avoit denuifible sévacue par les felles, par les uri-nes , ou par les Tueurs.

§ 34. Quand la maladie a fait de plusgrands progrès, & que le malade eft déjàfaifi par ce froid , plus ou moins violent,qui précédé prefque toutes les maladies, &qui efl: ordinairement accompagné dun acca-blement total, & de douleurs dans tout lex-térieur du corps, il faut, ou le mettre au lit,sil ne peut pas refter debout , ou quil fetienne tranquillement afiis un peu plus cou-vert que de coutume, &c quil boive tous lesquarts dheures un petit verre chaud de la

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