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par-là même, refte plus épais, qui évacuentla partie utile, & laiflent la nuifible.
§ 19. L’émétique fur-tout donné dans unemaladie inflammatoire , & même inconfidé-rément dans toutes les maladies aiguës, avantque d’avoir diminué les humeurs par la fai—gnée, & les avoir délayées par d’abondantesboifïons, produit les plus grands maux; desinflammations de l’eftomac , des poulinons,du foie, des fuffocations, des phrénéfies. Lespurgatifs occafionnent quelquefois une inflam-mation générale des boyaux , qui conduit àla mort. 11 n’y a point de ces cas dont l’é-tourderie , l’imprudence & l’ignorance nem’aient fait voir quelques exemples. L’effetde ces remedes, dans ces circonflances, eftle même que celui du fel & du poivre, qu’onmettrait fur une langue feche, enflammée ôtfalée, pour l’humeéfer & la nettoyer.
§ 30. Il n’y a perfonne , qui, avec dubon fens, ne foit en état de fentir la véritéde tout ce que j’ai dit dans ce chapitre; &il y aurait de la prudence, pour ceux mêmequi ne fendraient pas la folidité de ces avis,à ne pas les braver, & les heurter trop har-diment. Il s’agit d’un objet important; &,dans une matière qui leur eft étrangère, ilsdoivent, fans doute , quelque déférence • auxavis des gens qui en ont fait l’étude de touteleur vie. Ce n’eft pas moi que je veux qu’onécoute, ce font les plus grands Médecins,dont je ne fuis , dans ce cas , que le foi-ble organe. Quel intérêt avons-nous tous àdéfendre aux malades, de manger, de s’é-