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Tome Premier (1770)
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43
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G É N É R A L E S. 43

lever les embarras de leftomac, la came desenvies de vomir, de la manvaifè bouche,de la foif, du mal-aile, & de diminuer le le-vain de la fievre : mais on fe trompe le plusfouvent, parce que les caufes de ces accidentsne font point ordinairement de nature à céderà ce s évacuations. La ténacité des ordures,qui font fur la langue, doit nous faire jugerde celles qui tapiflént lellomac & les intél-tins. Lon a beau la laver, la gargarifer, laracler, tout efl inutile ; ce neft quaprès avoirfait boire le malade pendant plufieurs jours,& avoir diminué la chaleur , la fievre & lavifcohté des humeurs, quon peut enlever cefédiment, qui fe détache même peu-à-peu delui-même ; le mauvais goût fe diffipe, la langueredevient belle , la foif cefle. Lhiftoire deleftomac eft la même que celle de la langueaucun fecours ne peut nettoyer dans les com-mencements; mais en donnant beaucoup deremedes délayants 5 c rafraîchiflants, il net-toie lui-même, & les envies de vomir, lesrapports, linquiétude paffent naturellementfk fans purgatifs.

§ 28. Non-feulement on ne fait point debien par ces remedes, mais on fait un maltrès-confidérable, en appliquant des remedesâcres & irritants, qui augmentent la douleur& linflammation , qui attirent les humeursfur ces parties , il y en a déjà trop ; quinévacuent point la caufe de la maladie,parce quelle neft pas prête à être évacuée,quelle nefl: pas mûre ; mais qui évacuent cequil y a de plus liquide clans le fang, qui,