GÉNÉRALES. 4?
touffer, & de boire des chofes chaudes, quienflamment leur flevre ? Quel avantage peut-il nous revenir , de nous oppofer au fataltorrent qui les entraîne ? Quelle raifon peutperfuadar , que des milliers de gens , pleinscle génie, de l'avoir, d’expérience , qui paf-fent leur vie au milieu des malades, unique-ment occupés à les foigner, & à obfervertout ce qui leur arrive, fe font illuiîon & fetrompent fur l’effet des aliments, du régi-me , des remedes ? Peut-il entrer dans destêtes feniëes, qu’une garde , qui conl’eille unbouillon , un œuf, un bifcuit, mérite plusde confiance qu’un Médecin qui les défend ?Il n’y a rien de plus défagréable pour celui-ci , que d’être obligé de difputer continuel-lement pour ces milëres, & de craindre tou-jours que des foins mortellement officieux,ne détruifent, par des aliments qui augmen-tent toutes les caufes du mal, l’effet de tousles remedes qu’il emploie pour les combattre,& n’enveniment la plaie, à melure qu’il lapanfe. Plus on aime un malade, plus on veutle faire manger ; c’efl: l’affaffiner par tendrefle.
CHAPITRE III.
Ce qu’il faut faire dans les commencementsdes maladies. Diete des maladies aiguës.
§ 51. J’Ai fait voir les dangers du régimeîk des principaux remedes qu’on emploie gé-