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Tome Premier (1770)
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GÉNÉRALES. 4?

touffer, & de boire des chofes chaudes, quienflamment leur flevre ? Quel avantage peut-il nous revenir , de nous oppofer au fataltorrent qui les entraîne ? Quelle raifon peutperfuadar , que des milliers de gens , pleinscle génie, de l'avoir, dexpérience , qui paf-fent leur vie au milieu des malades, unique-ment occupés à les foigner, & à obfervertout ce qui leur arrive, fe font illuiîon & fetrompent fur leffet des aliments, du régi-me , des remedes ? Peut-il entrer dans destêtes feniëes, quune garde , qui conleille unbouillon , un œuf, un bifcuit, mérite plusde confiance quun Médecin qui les défend ?Il ny a rien de plus défagréable pour celui-ci , que dêtre obligé de difputer continuel-lement pour ces milëres, & de craindre tou-jours que des foins mortellement officieux,ne détruifent, par des aliments qui augmen-tent toutes les caufes du mal, leffet de tousles remedes quil emploie pour les combattre,& nenveniment la plaie, à melure quil lapanfe. Plus on aime un malade, plus on veutle faire manger ; cefl: laffaffiner par tendrefle.

CHAPITRE III.

Ce quil faut faire dans les commencementsdes maladies. Diete des maladies aiguës.

§ 51. JAi fait voir les dangers du régimeîk des principaux remedes quon emploie-