ai Attentions& à quelques Médecins; mais les Médecinséclairés, les vrais Médecins, ceux qui obier-vent les effets de chaque choie , trouverontau contraire , que , bien-loin d’outrer, j’ex-pol'e foiblement leur fentiment, qui eft celuide tous les bons Médecins , depuis plus dedeux mille ans ; celui que la raii'on approu-ve, & que l’expérience confirme tous les jours.Les erreurs, que je viens de combattre, coû-tent des millions d’hommes à l’Europe.
§ 25. Il ne faut pas omettre que, lors mê-me que le malade a le bonheur de ne pasmourir, malgré tout ce qu’on a fait pour ce-la, le mal n’eft pas fini, & les effets des ali-ments & des remedes échauffants font de luilaiffer le germe de quelque maladie de lan-gueur, qui, fe fortifiant peu-à-peu, éclateau bout de quelque temps, & lui fait ache-ter la mort qu’il defire, par de longues fouf-frances.
§ 26 . Je dois encore montrer le dangerd’une autre pratique ; c’eft de purger un ma-lade , ou de lui donner l’émétique dès le com-mencement de la maladie. L’on fait par-làdes maux infinis. Il y a des cas dans lefquelsles évacuants, au commencement du mal,conviennent &c font néceffaires, ces cas fe-ront indiqués dans d’autres chapitres : maistant qu’011 ne les connoît pas, il faut éta-blir, comme une réglé générale, que ces re-medes font nuifibles à cette époque ; ce quieft vrai le plus fouvent, Ô£ toujours, quandles maladies font inflammatoires.
§ 27, L’on efpere, par leurs fecours, d’en-