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rleres infeétes qu’ils trouvent, font incapablesde nourrir, & deviennent un nouveau germede maladie. Ceux qui favent obferver, remar-quent conftamment, que quand un fiévreuxa pris ce qu’on appelle un bon bouillon, ila plus de fievre, & il eft par-là même plusfoible. Donner un bouillon à la viande bienfrais, à un homme qui a beaucoup de fievreou de matières corrompues dans l’eftoinac,c’eft précifèment lui rendre le même fervice,que fi on lui donnoit deux ou trois heuresplus tard un bouillon pourri.
§ 21. Je dois le dire , ce préjugé mor-tel, qu’il faut foutenir les malades par de lanourriture, eft encore trop répandu parmi lesperfonnes mêmes que leurs talents & leur édu-cation devraient fouftraire à des erreurs aufligroftieres que celle-là. Il ferait bien heureuxpour le genre humain , & le terme de fesjours ferait en général bien plus long, fi l’onpouvoit lui perfuader cette vérité fi bien dé-montrée en médecine , c’eft que les feuleschofes qui publient fortifier un malade, fontcelles qui peuvent affaiblir la maladie. Maisl’opiniâtreté eft inconcevable à cet égard :elle eft un fécond fléau attaché à la maladie,& plus fâcheux qu’elle. De vingt malades quipériflent dans les campagnes, il y en a fou-vent plus de deux tiers qui auraient guéri,fi , mis Amplement dans un endroit où ilsfuITent à l’abri des injures de l’air, ils euffenteu de l’eau fraîche en abondance ; mais lesfoins mal entendus, dont je viens de parler,n’en laiffent réchapper aucun.