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Tome Premier (1770)
Entstehung
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GÉNÉRALES. 39ladie ; ainfi tout ce quon prend , devient unvrai poifon, qui détruit les forces; mille exem-ples le prouvent. On voit ces pauvres mal-heureux , quon oblige à prendre de la nour-riture , perdre leurs forces, & tomber danslangoih'e & dans les rêveries, à mefure quilsavalent.

§ 20. On leur fait du mal, non-feulementpar la quantité de la nourriture, mais auhîpar fa qualité. On leur fait avaler de bouil-lons de viande les plus forts, des œufs, desbifcuits, de la viande sil leur refie la force& le courage de la mâcher ; il faut ablolu-ment quils fuccombent fous le poids de tou-tes ces vilenies. Si lon donne à un hommefain de la viande corrompue, des œufs pour-ris , du bouillon gâté , il eh attaqué par desaccidents violents comme sil avoit pris dupoifon, & cen eh réellement; il a des vo-mihements, des angoilîes, une diarrhée hor-rible, de la fievre, du délire, des taches pé-téchiales , quon appelle ici le pourpre. Quandon donne ces aliments bien conditionnés, à unfiévreux, la chaleur & les matières corrom-pues qui font déjà dans fon ehomac, les ontbientôt pourris, &, au bout de quelques heu-res, ils produifent tous les effets dont je viensde parler. Quon juge sils peuvent convenir.

§ 21. Ceh une vérité établie par le plusgrand Médecin , il y a plus de deux milleans, & conhatée par fes fuccehéurs, que tantquun malade a de mauvais levains dans lef-tomac, plus on lui donne daliments, plus onlaffoiblit. Ces alimênts, gâtés par les ma-