GÉNÉRALES. 37
humeurs maladives, après que les plus grof-fieres ont paflé par les Telles & par les uri-nes, & à évacuer cette quantité d’eau qu’onavoit été obligé de mettre dans le fang, ÔCqui y eft devenue iiiperflue. Il eft à cetteépoque , extrêmement important, de ne pasl’empêcher volontairement ou par impruden-ce ; il y auroit fouvent autant de danger àle faire, qu’il y en a à vouloir faire fuer dansles commencements ; & cette fueur, li onl’arrête, fe rejettant fur quelque partie inté-rieure , produit fouvent une nouvelle mala-die , plus dangereufe que la première. Il fautdonc être auffi attentif à ne pas arrêter im-prudemment la lueur , qui vient naturelle-ment à la fin des maladies, qu’à ne pas l’ex-citer au commencement ; celle-là efl; pres-que toujours utile , celle-ci prefque toujoursdangereufe. D’ailleurs, fi elle étoit néceffaire,on s’y prendrait trèsnnal pour la faire venir;puifqu’en échauffant fi fort les malades, onallume une fievre prodigieufe , on les meten feu, & la peau refte extrêmement feche.L’eau tiede efl le meilleur des fudorifiques.
Si les malades fuent abondamment pen-dant un ou deux jours, ce qui leur procureun foulagement de quelques heures, bien-tôt ces lueurs finiffent, fans que la réitérationdes mêmes renredes puiffe les rappeller. Ondouble les dofes, on augmente l’inflamma-tion , le malade meurt dans des angoiffeshorribles, & avec une inflammation géné-rale. L’on attribue fa mort à ce qu’il n’a pasallez fué, pendant qu’elle dépend réellement