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ment dans une fievre inflammatoire, s’il pre-noit la quantité de vin , de thériaque, defaltranc , que Je payfan prend quelquefois,loriqu’il eft déjà attaqué d’une de ces mala-dies. Comment pourroit-il n’en pas mourir?Auffi il en meurt, &c quelquefois avec unepromptitude étonnante. J’en ai cité de terri-bles exemples, il y a quelques années, dansun autre ouvrage ; ils font journaliers , & ,malheureufement, chacun peut en voir au-tour de foi.
§ 17. L’on me dira peut-être que fouventles maladies le guériflent par la lueur, &c quel’expérience doit guider. Je réponds que lafueur guérit, il eft vrai, quelques maladies dèsle commencement, comme ces points qu’onappelle fauftes pleuréfies, quelques autres dou-leurs de rhumatifme, quelques fluxions ; maisc’eft feulement quand ces maladies dépendentuniquement d’une tranljùration arrêtée, quela douleur fe déclare tout de fuite, & quefur le champ, avant que la fievre ait épaiffi& enflammé les humeurs, ou qu’il fe foitformé quelqu’engorgement, on donne quel-ques boiflons chaudes, comme du faltranc
du miel, qui, en rétabliflant la tranfpi-Tation, enlevent la caufe du mal. Alors mêmeil faut éviter de produire un trop grand mou-vement dans le fang, qui empêcherait plusqu’il n’aideroit la fueur ; & la fleur de fureaume paraît préférable au faltranc. La fueur eftauffi utile dans les maladies, quand, à forcede boire , 011 en a détruit les caufes : ellefert alors à entraîner avec elle une partie des