Druckschrift 
Tome Premier (1770)
Entstehung
Seite
36
Einzelbild herunterladen
 

I

3 6 Attentions

ment dans une fievre inflammatoire, sil pre-noit la quantité de vin , de thériaque, defaltranc , que Je payfan prend quelquefois,loriquil eft déjà attaqué dune de ces mala-dies. Comment pourroit-il nen pas mourir?Auffi il en meurt, &c quelquefois avec unepromptitude étonnante. Jen ai cité de terri-bles exemples, il y a quelques années, dansun autre ouvrage ; ils font journaliers , & ,malheureufement, chacun peut en voir au-tour de foi.

§ 17. Lon me dira peut-être que fouventles maladies le guériflent par la lueur, &c quelexpérience doit guider. Je réponds que lafueur guérit, il eft vrai, quelques maladies dèsle commencement, comme ces points quonappelle fauftes pleuréfies, quelques autres dou-leurs de rhumatifme, quelques fluxions ; maisceft feulement quand ces maladies dépendentuniquement dune tranljùration arrêtée, quela douleur fe déclare tout de fuite, & quefur le champ, avant que la fievre ait épaiffi& enflammé les humeurs, ou quil fe foitformé quelquengorgement, on donne quel-ques boiflons chaudes, comme du faltranc

du miel, qui, en rétabliflant la tranfpi-Tation, enlevent la caufe du mal. Alors mêmeil faut éviter de produire un trop grand mou-vement dans le fang, qui empêcherait plusquil naideroit la fueur ; & la fleur de fureaume paraît préférable au faltranc. La fueur eftauffi utile dans les maladies, quand, à forcede boire , 011 en a détruit les caufes : ellefert alors à entraîner avec elle une partie des