GÉNÉRALES. 35
le poids des couvertures, que ces deux cau-fes feules font capables de produire, dans unhomme fain, la fievre la plus ardente , &Cune inflammation de poitrine. Plus d’une foisje me fuis fenti faifi cî’une difficulté de refpi-rer, en entrant dans ces chambres, que je ditfipois, en faifant ouvrir toutes les fenêtres.
Les gens inflruits devroienr fe faire un plaifirde faire comprendre au peuple, dans les fré-quentes occafions qui s’en préfentent, quel’air nous étant plus néceffaire , que l’eau nel’eft au poifl'on , dès qu’il celle d’être pur ,notre fanté fouffre néceffairement ; & rien nele corrompt plus promptement, que les va-peurs qui fortent du corps de plulieurs per-fonnes, renfermées dans une petite chambrequ’on n’aere point. Il n’y a qu’à vouloir ou-vrir les yeux, pour fentir le danger de cetteconduite. Si l’on donne de l’air frais à cespauvres malades, & qu’on les découvre, onvoit lûr le champ la fievre, l’oppreffion, l’an-goilfe, les rêveries diminuer.
§ 16. Le fécond moyen qu’on emploiepour faire fuer les malades, c’efl de ne leurdonner que des chofes échauffantes, & fur-tout de la thériaque , du vin , du raltranc ,dont la plupart des herbes ou fleurs font dan-gereufes dès qu’il y a de la fievre, & du fa-fran , qui eft encore plus dangereux. Danstoutes les maladies fiévreufes, il faut rafraî-chir & tenir le ventre ouvert : tous ces re-inedes échauffent & refferrent ; l’on peutjuger quel mauvais effet ils produifent. Unhomme bien portant, tomberoit infaillible-