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Tome Premier (1770)
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34 Attentions

la population de lEtat ; lon ne peut tropinculquer aux gens de la campagne , quencherchant à le faire luer au commencementde la maladie, ils fe tuent. Jai vu des casclans lefquels les foins, quon sétoit donnéspour forcer cette fueur, avoient procuré lamort du malade, auffi évidemment que li onlui avoit cafte la tête dun coup de piftolet.La fueur emmene ce quil y a de plus liquidedans le fang; elle le laifïë plus fec, plus épais,plus enllammé ; & comme dans toutes lesmaladies aiguës, excepté un très-petit nom-bre , qui font très-rares, il eft déjà trop épais,elle augmente évidemment le mal. Rien-loindôter leau du fang, lon doit chercher à luien donner. Il ny a point de paylàn, quine dife, quand il a une pleuréfie, ou uneinflammation de poitrine , que fon fang efttrop épais ; & quil ne peut pas circuler. Enle voyant dans le vafe, il le trouve noir,fcc, brûlé, ce font fe s termes ; comment lefeus commun ne lui cîit-il pas, que bien-loinde faire Ibrtir leau dun tel fang par les lueurs,il faut y en ajouter?

§ 15. Mais quand il feroit aufli vrai, quilleft peu, que la fueur eft utile au commen-cement des maladies , les moyens quon em-ploie pour la procurer, nen lëroient pas moinsmortels. Le premier, ceft détouffer le maladepar la chaleur de lair & des couvertures. Lonredouble de foins, pour empêcher quil nen-tre de lair frais dans la chambre,, par-même, il eft bientôt extrêmement corrom-pu ; & lon procure une telle chaleur, par