Druckschrift 
Tome Premier (1770)
Entstehung
Seite
29
Einzelbild herunterladen
 

des Maladies. 19les maladies de langueur, qui dépendent decette caufe, font prefque toujours incurables.Heureufement la fociété ne perd rien, en per-dant ces fujets qui la déshonorent, & dontlame abrutie, eft, en quelque façon, mortelong-temps avant leur corps.

§ 11. Les aliments font aufli fouvent unecaufe de maladie pour le peuple : cela arri-ve, 10. quand les grains, rnal murs, ou malrecueillis dans les étés fâcheux ont acquis unemauvaife qualité : heureufement cela eft rare,& Ton peut diminuer le danger de leur ulàgepar quelques précautions, telles que celle delaver & de fécher exactement la graine, demêler un peu de vin à la pâte en la pétrifiant,fie la laifier lever un peu plus long-temps,8 c de cuire davantage le pain. 2°. Les grai-nes les plus belles & les mieux recueillies sal-tèrent très-fouvent dans la maifon du payfan,ou parce quil ne fe donne pas les foins quildevrait fe donner, ou parce quil na pas den-droit propre à les conferver, même dun étéà lautre. Il meft très-fouvent arrivé, en en-trant dans quelquune de ces maifons, dêtrefrappé dune odeur de graine gâtée. Il y ades moyens aifés & connus de parer à celaavec un peu de foin : mais je nentrerai-defliis dans aucun détail ; il fuffit de faire fen-tir, que la graine étant notre principale nour-riture, la faute fouffre nécefiàirement, quandelle neft pas bonne. 3 9 . Avec de la bonnegraine, on fait fouvent du mauvais pain, enne le laiflant pas allez lever, en le cuifanttrop peu, & en le gardant trop long-temps.