30 Causes
Tous ces défauts ont des fuites fàcheufes pourtous ceux qui en mangent, mais d’une fa-çon plus marquée chez les enfants & les va-létudinaires.
Les tartes ou gâteaux font un abus du pain ,qui, dans quelques villages , eft porté à unpoint très-nuifible. C’eft une pâte prefque tou-jours mal ck fouvent point levée , mal cui-te , gradé, & chargée de choies ou gradésou aigres, qui en font un des aliments lesplus indigedes que l’on ait inventés. Ce fontles femmes èc les enfants qui en font le plusd’ufage & auxquels ils conviennent le moins ;les petits enfants lur-tout, qui vivent quel-quefois plufieurs jours de fuite de ces tartes,font hors d’état, la plupart, d’en faire parfaite-ment la digedion, ils contrarient un principed’obdruélions dans les vifceres du bas ventre ,& d’épaiffiffement glaireux dans toute la maffedes humeurs, qui les jette dans plufieurs ma-ladies de langueur, fievre lente, étifie, noûu-re , humeurs froides, foiblefié pour le reftede leurs jours, &c. 11 n’y a peut-être riende plus mal-fain qu’une pâte mal levée, malcuite, grade, & rendue aigre par l’additiondes fruits. En envifageant les tartes du côtéde l’économie, on trouverait qu’elles déran-gent auffi le payfan à cet égard.
Il y a quelques autres caufes des maladies,tirées des aliments, mais moins fàcheufes, oumoins générales, & dans le détail defquellesil eft impoflîble d’entrer. Je finirai par cetteremarque générale; c’eft que l’attention que lepayfan a de manger lentement, & de mâ-