28 Causes
pofition faine. Il ferait à fbuhaiter qu’on pré-vînt ces accidents en renonçant aux maies.
§ 9. L’on peut joindre à cette caufe, lepeu de foin que le payfan a d’aérer là cham-bre. L’on fait qu’un air trop renfermé occa-fionne les fievres malignes les plus fâcheu-fes; & le payfân ne refpire jamais chez lui,qu’un air de cette efpece. il y a de très-pe-tites chambres, qui renferment jour & nuit,le pere, la mere, fept ou huit enfants 6 cquelques animaux , qui ne s'ouvrent jamaispendant fix mois de l’année, & très-rarementpendant les lix autres. J’ai trouvé l’air fi mau-vais dans plufieurs de ces chambres, que jefuis perfuadé , que fi ceux qui les habitentn’alloient pas fouvent au grand air, ils péri-raient tous en peu de temps. Il efl: ai(é deprévenir les maux que cette caufe produit,en ouvrant journellement les fenêtres. Cetteprécaution , fi fimple, aurait les plus heu-reux effets.
§ 10. Je mets, pour fixieme caufe, Livra*gnerie, qui ne produit pas des épidémies,mais qui tue en détail, dans tous les temps,ëf par-tout. Les milèrables qui s’y livrent,font fiijets à de fréquentes inflammations depoitrine & pleuréfies , qui fouvent les em-portent à la fleur de l’âge : s’ils réchappentquelquefois de ces maladies violentes, ils tom-bent , long-temps avant l’âge de la vieillef-fe, dans toutes fes infirmités, 6 c fur-tout dansl’afthme , qui les conduit à l’hydropifie depoitrine. Leurs corps ufés par les excès, nerépondent point à l’aétion des remedes ; Sx.