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Tome Premier (1770)
Entstehung
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des Maladies. 2.7jambes eft très-utile. Jai guéri radicalementdes perfonnes ftijettes à avoir des coliques vio-lentes , toutes les fois quelles avoient eu lespieds mouillés, en leur donnant ce conleil.Le bain eft encore plus efficace, ft lon faitfondre dans leau un peu de fàvon.

§ 7. La cinquième caufe à laquelle on nepenfe guere, & qui produit en effet des acci-dents moins violents, mais qui nuit cependanttrès-réellement, ceft lufage ordinaire dans preftque tous les villages davoir les courtines, oufumiers, précifémcnt deflous les fenêtres : il senexhale continuellement des vapeurs corrom-pues, qui, à la longue, ne peuvent que nuire& contribuer à produire des maladies putri-des. Ceux qui font accoutumés à cette odeur,ne sen apperçoivent plus; mais la caufe nenagit pas moins ; & ceux qui ny font pas accou-tumés, jugent de toute la force de limpreffion.

§ 8. 11 y a des villages dans lefquels ,après que les courtines font enlevées, on coti-ferve des inares dans la même place. Leffeten eft encore plus dangereux ; parce que cetteeau pourrie , qui croupit pendant toutes leschaleurs, laiftè exhaler fes vapeurs avec plus defacilité, & plus abondamment que les cour-tines. Etant allé à Pulli le grand en 1759,à loccafion dune fievre putride épidémiquequi y faifoit des ravages, je fentois, en tra-verfant le village, linfe&ion de ces mares,& je ne pus pas douter quelles ne fuflentla principale caufe de cette maladie, fk dunefemblable qui y avoit régné cinq ans aupa-ravant. Le village eft dailleurs dans une ex-

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