2o Introduction.dre aux queftions que je leur fais, & les plain-tes de plufieurs Médecins à cet égard, m’ontengagé à donner le dernier Chapitre. Je fini-rai celui-ci par quelques remarques, propresà faciliter l’intelligence de quelques termesqu’il a fallu employer dans l’ouvrage.
Le pouls bat ordinairement chez une per-fonne bien portante, depuis l’âge de dix-huit ou vingt ans jufques à foixante & cfix ,entre foixante & feptante fois par minutes :il fe ralentit ordinairement un peu chez lesvieillards ; & chez les enfants il bat un peuplus vite : jufques à trois ou quatre ans, cettedifférence va au moins à un tiers ; elle dimi-nue enfuite peu-à-peu.
Une perfonne intelligente, qui aura touchéfouvent fon pouls, & celui des autres, ju-gera affez exactement du degré de fievre d’unmalade. Si le pouls n’eft qu’un tiers plus vite,elle n’eft pas extrêmement forte ; elle eft for-te , quand cette augmentation eft d’une moi-tié ; très-dangereuf'e , l’on peut prefque diremortelle, quand on eft parvenu au point d’a-voir deux battements au-lieu d’un. Il ne fautpas juger du pouls feulement par la vîteffe,mais encore par la force ou la foibleffe, la du-reté ou la mollefte, la régularité ou l’irrégularité.
Il n’y a pas befoin de définir le pouls fort& le pouls foible: le fort eft prefque toujoursd’un bon augure ; s’il l’eft trop, on peut l’af-foiblir : le foible eft fouvent fâcheux.
Si le pouls, en frappant le doigt, fait fentirun coup fec, comme fi l’artere étoit de boisou de quelque métal, on l’appelle dur; l’op-