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Tome Premier (1770)
Entstehung
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2o Introduction.dre aux queftions que je leur fais, & les plain-tes de plufieurs Médecins à cet égard, montengagé à donner le dernier Chapitre. Je fini-rai celui-ci par quelques remarques, propresà faciliter lintelligence de quelques termesquil a fallu employer dans louvrage.

Le pouls bat ordinairement chez une per-fonne bien portante, depuis lâge de dix-huit ou vingt ans jufques à foixante & cfix ,entre foixante & feptante fois par minutes :il fe ralentit ordinairement un peu chez lesvieillards ; & chez les enfants il bat un peuplus vite : jufques à trois ou quatre ans, cettedifférence va au moins à un tiers ; elle dimi-nue enfuite peu-à-peu.

Une perfonne intelligente, qui aura touchéfouvent fon pouls, & celui des autres, ju-gera affez exactement du degré de fievre dunmalade. Si le pouls neft quun tiers plus vite,elle neft pas extrêmement forte ; elle eft for-te , quand cette augmentation eft dune moi-tié ; très-dangereuf'e , lon peut prefque diremortelle, quand on eft parvenu au point da-voir deux battements au-lieu dun. Il ne fautpas juger du pouls feulement par la vîteffe,mais encore par la force ou la foibleffe, la du-reté ou la mollefte, la régularité ou lirrégularité.

Il ny a pas befoin de définir le pouls fort& le pouls foible: le fort eft prefque toujoursdun bon augure ; sil left trop, on peut laf-foiblir : le foible eft fouvent fâcheux.

Si le pouls, en frappant le doigt, fait fentirun coup fec, comme fi lartere étoit de boisou de quelque métal, on lappelle dur; lop-