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Tome Premier (1770)
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Introduction.pofé sappelle mou ; le dernier vaut généra-lement mieux.

Si le pouls eft fort & mou, encore quilfoit vite , on doit conferver beaucoup def-pérance. Sil eft fort & dur, cela indiqueordinairement une inflammation, & demandela faignée & le régime rafraîchiflant. Sil eftpetit, vite & dur, le danger eft très-grand.

Lon appelle pouls régulier, celui dont tousles battements font à des diftances égales,dont il ne manque point de battements (silen manque, il eft intermittent) & dont tousles battements fe reffemblent, de façon quilny en a pas alternativement un fort, & unfoible.

Tant que le pouls eft bon , que la refpi-ration r.eft pas embarraflée, que le cerveaune paraît pas fortement attaqué, que le ma-lade prend les remedes, quils produifent lef-fet quon en attend, quil conferve des for-ces, quil fent (on état, lon doit efpérer dele guérir. Quand tous, ou le plus grand nom-bre de ces carafteres manquent, il eft dansun preflant danger.

Il eft fouvent queftion , dans cet ouvra-ge , de la tranfpiration arretée. Lon appelletranfpiration, cette humeur qui fort continuel-lement par les pores de la peau, & qui, quoi-quelle foit peu vifible, eft cependant très-confidérable, puifque, une perfonne bienportante a mangé ou bu huit livres dans unjour , il nen fort pas quatre par les fellesou par les urines, & que le refte fe diflîpepar la tranfpiration infenfible. Lon fent ai-