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Introduction.pofé s’appelle mou ; le dernier vaut généra-lement mieux.
Si le pouls eft fort & mou, encore qu’ilfoit vite , on doit conferver beaucoup d’ef-pérance. S’il eft fort & dur, cela indiqueordinairement une inflammation, & demandela faignée & le régime rafraîchiflant. S’il eftpetit, vite & dur, le danger eft très-grand.
L’on appelle pouls régulier, celui dont tousles battements font à des diftances égales,dont il ne manque point de battements (s’ilen manque, il eft intermittent) & dont tousles battements fe reffemblent, de façon qu’iln’y en a pas alternativement un fort, & unfoible.
Tant que le pouls eft bon , que la refpi-ration r.’eft pas embarraflée, que le cerveaune paraît pas fortement attaqué, que le ma-lade prend les remedes, qu’ils produifent l’ef-fet qu’on en attend, qu’il conferve des for-ces, qu’il fent (on état, l’on doit efpérer dele guérir. Quand tous, ou le plus grand nom-bre de ces carafteres manquent, il eft dansun preflant danger.
Il eft fouvent queftion , dans cet ouvra-ge , de la tranfpiration arretée. L’on appelletranfpiration, cette humeur qui fort continuel-lement par les pores de la peau, & qui, quoi-qu’elle foit peu vifible, eft cependant très-confidérable, puifque, lî une perfonne bienportante a mangé ou bu huit livres dans unjour , il n’en fort pas quatre par les fellesou par les urines, & que le refte fe diflîpepar la tranfpiration infenfible. L’on fent ai-