Introduction. 19
campagnes font très-éloignées des villes, Scque le Payfan n’eft pas à portée, par-là mê-me , de Ce procurer d’abord ce dont il a be-foin. Je réponds, qu’il y a effectivement plu-fieurs villages très-éloignés des villes où ily a des Apothicaires ; mais fi l’on exceptecertains endroits des montagnes, il y en a peuqui foient à plus de trois ou quatre lieues dequelque petite ville, où il Ce trouve toujoursquelque Chirurgien, ou quelque Marchand quivend des drogues. Ce n’a peut-être pas été,jufques à prêtent, celles que j’indique , maisils s’en fourniront dès qu’ils pourront en efipérer le débit; & ce fera pour eux une nou-velle branche de commerce. J’ai eu foin d’in-diquer le temps que chaque renrede pou-voit fe garder fans rifque. Il y en a d’unufage très-fréquent, dont les Maîtres d’écolepourraient eux-mêmes avoir une certaine pro-vifion. Je fuppofe aufli , s’ils veulent bienentrer dans mes vues , qu’ils feront munisdes inftruments néceffaires aux foins qu’ilsrendront. S’il s’en trouve pour qui des lan-cettes , un infiniment propre à ventoufor ,une feringue ( qui peut être remplacée pardes vefiîes, ) fuftent une emplette trop con-fidérable, les Communes pourraient la faire,&c les inftruments pafferoient des uns aux au-tres. Il ne faut pas efpérer que tous puiffentou veuillent apprendre à en faire ufage; maisun feul peut fuffire aux befoins de quelques vil-lages voifins, fans que Ces devoirs en fouffrent.
L’exemple journalier de gens qui viennentme confulter de dehors, fans pouvoir répon-