Introduction. 13jours, d’être à même de pouvoir leur donnerdes foins pour le corps, dans le temps mêmequ’ils fe dilpofent à fe préparer à la mort,ou à tirer parti de la maladie pour vivre dansla fuite plus làintement. Je me féliciterai fi cesEccléfiaftiques relpeéfables trouvent ici quel-ques fecours, qui puiffent leur aider à (atis-faire leurs intentions bienfaifantes. Le refpeét& r amour de leurs troupeaux , leur vocationà de fréquentes vifites dans les maifons, ledevoir qui leur eft impofé de détruire les pré-jugés fâcheux & la fuperftition, leur charité,leurs lumières, la facilité que leurs connoif-fances phyfiques leur donnent à faifir toutesles vérités de ce petit ouvrage , font autantde railons qui me.perfuadent qu’ils auront toutel’influence poflible, fur la réforme qu’il efl: àfouhaiter de faire dans la médecine du peuple.
J’ofe en fécond lieu compter fur les Sei-gneurs de place, dont les confeils, extrême-ment refpeélés par leurs paroifliens, font fipropres à décréditer une mauvaife méthode ,& à en accréditer une nouvelle, dont ils fai-firont aifément tous les avantages. Les fré-quents exemples que j’ai vus de la facilité aveclaquelle ils entroient dans le plan d’une cu-re , l’empreflement qu’ils ont à faire foulagerles malades de leurs villages , la généralitéavec laquelle ils pourvoient à leurs befoins,me font efpérer, en jugeant de ceux que jene connois point par ceux que je connois,qu’ils faifiront avec joie un nouveau moyen-de faire du bien dans leur voifinage. La vraiecharité fent, que, manque de lumières, elle