i2 Introduction.
publiées. Il n’eff pas jufte qu’un ouvrage, quin’a de but que l’utilité de mes compatriotes,me procure du défagrément, & l’on doit êtreexempt de la critique, quand on a eu le cou-rage d’entreprendre un travail qui ne peutmériter aucun éloge.
Après ces généralités, je dois entrer dansquelques détails fur les moyens qui me pa-roiffent les plus propres à faciliter les bonseffets que j’efpere de mes foins. Je donneraienfuite l’explication de quelques termes dontj’ai été obligé de me fervir, & qui ne fontpeut-être pas généralement connus.
Le titre d ’Avis au Peuple n’eft point l’effetd’une illufion, qui me perfuade que ce livreva devenir une piece de ménage dans la mai-fon de chaque payfan. Les dix-neuf vingtiè-mes ne fauront fans doute jamais qu’il exifte,plusieurs ne fuiraient pas le lire, un plus grandnombre, quelque limple qu’il foit, ne le com-prendrait pas; mais je le deftine aux perlon-nes intelligentes & charitables , qui viventdans les campagnes, & qui, par une elpecede vocation de la Providence, font appelléesà aider de leurs confeils tout le peuple quiles environne.
L’on fent aifément que j’ai en vue premiè-rement Meffieurs les Pafteurs : il n’y a pointde village , de hameau, de mailon forainedans tout le pays , qui n’ait droit à la bé-néfïcence d’un d’entr’eux ; & je fais qu’il eneft un grand nombre, qui, touchés du triftefort de leurs ouailles malades, & effrayés deshorreurs de leur fituation , défirent, tous les