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Voyage
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- cens hommes qu’on difoit être avec lui. J’étois donc• fur qu’ils ne pouvoient pas être dans*ce canton, àmoins qu’ils ne formaient une armée déguifée commeles troupes du Roi de Brcntford.
Le 16 au matin , le Réfident me fit dire , queM. le Cerf étoit revenu de Macajfar avec un autreOfficier ; qu’ils viendroient à bord & qu’ils dîneroientavec moi. Lorfque le dîner fut fini , je demandai àM. le Cerf, en parlant de chofes & d’autres, ce qu’é-toit devenue fon expédition à Bally ; il me réponditfeulement qu’on l’avoit abandonnée , fans rien direde plus. Le zj , il retourna par mer à Macajfar , &l’autre Officier qui étoit auffi un Enfeigne, refia pourprendre le commandement des Soldats qu’on laifîoittoujours à Bonthain.
L a faifon de naviguer à I’Oueft approchoit alors,Ce qui nous fit beaucoup de plaifir ; d’autant plus queles maladies putrides commençoient à fe déclarer par-mi nous & qu’une fièvre putride avoit enlevé un denos hommes.
Le 7 Mai , le Réfident me remit une longue lettredu Gouverneur de Macajfar , écrite en Hollandois, &qu’il me traduifit le mieux qu’il put. Elle contenoicen fubftance , qu’il avoit entendu parler d’une lettreque j’avois reçu, qui l’accufoit, conjointement avec leRoi de Bony , d’avoir formé le complot de nous maf-facrer ; il fe récrioit fur la fauffeté de cette imputation,& fe difculpoit lui-même avec les proteffations lesplus folemnelles ; il me prioit de lui délivrer la lettre ,