du Capitaine Carteret. 331
CHAPITRE XI.
Ce que nous fîmes à Bonthain tandis que le vaijjeauattendoit un vent favorable pour gagner Batavia.Defcriptïon de Bonthain , de la Ville de Macaffar& du Pays adjacent.
e lendemain, ao, à la pointe du jour, nous fîmesvoile , & I’après midi du jour fuivant nous mîmes al’ancre dans la rade de Bonthain avec nos deux ba-taux de garde qui avancèrent tout près de la côte ,pour empêcher les bâdmens du pays & les nôtresd’avoir aucune communication entr’eux. Des que j’ar-rivai dans cet endroit je changeai notre eftime. J’avoisperdu environ dix-huit heures en venant a Bonthainpar l’Oueff ; les Européens que nous y trouvâmes yétant arrivés par l’Eft, en avoient gagné environ fix,de forte que la différence étoit juffement d’un jour.
Ann. 1767.Décemb.
J’allai tout de fuite rendre vifite au RéfidentM. Swellingrabel qpi parloit très-mal Anglois ; &après avoir arrangé avec lui toutes nos affaires rela-tivement à l’argent & aux provifions, il m’accordaune maifon près des bords de la mer & d’un petitFort palliffàdé garni de huit canons. C’étoit la feulequ’il y eût dans le canton, j’en fis un hôpital fous ladirection du Chirurgien. J’y envoyai tous ceux de nos
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