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1 (1774)
Entstehung
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302
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Ann. 1767.Novemb.

302, V O Y A G E

avoient pour armes des fufils, des arcs, des flèches,de grandes piques ou lances, de larges fabres , uneefpèce de poignard appellé cri , & des boucliers.Nous obfervâmes aufii quils retirèrent dans les boisune pirogue qui étoit fur la côte fous un hangar. Cesapparences nannonçoient pas des hommes pacifiques;elles furent fuivies par dautres qui nous firent con-noître plus clairement leur mauvaife volonté; car cesInfulaires pafsèrent le refie du jour h entrer & fiortirdes bois , comme sils fe fuffent exercés a lattaquedun ennemi. Quelquefois ils jettoient leurs traits &lançoient leurs javelines dans la mer du côté du vaif-feau ; dautrefois ils élevoient leurs boucliers & agi-toient leurs fabres contre nous dune manière mena-çante. Pendant tout ce tems-, nous nétions pas oififsà bord; nous montâmes nos canons, nous racommo-dâmes nos agrès ; & nous mîmes tout en ordre avantle foir. Etant prêt alors à faire voile , je réfolus , silétoit poflïble, davoir une autre entrevue avec les In-fulaires de la côte ,& dapprendre la raifon dun chan-gement à notre égard fi fubit & fi extraordinaire. Jedépêchai donc mon Lieutenant, & comme un témoi-gnage de nos intentions pacifiques, il arbora une fé-condé fois la nappe en ligne de trêve. Jeus la pré-caution cependant denvoyer le bateau vers une par-tie du rivage il ny avoir point de bois, afin quenos gens ne fufl'ent pas expofés à être aflàillis par desennemis quils ne verroient pas : jordonnai aufii queperfonne niroit à terre. Lorfque les Indiens sapper-çurent que le bateau approchoit de la côte , & Ç ueperfonne ne débarquoit, un deux fortic du bois avec