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1 (1774)
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Voyage

cours h nos gens sils croient menacés de quelque dan-Ann. 1767. ger. Il parut bientôt que mes conjectures étoient fon-Novemb. ^ es . car nos g ens n eurenc p as plutôt quitté lachaloupe, quun grand nombre dInfulaires armés for-tirent du bois ; lun deux portoit à la main quelquechoie de blanc que je pris pour un ligne de paix. Jerelfentis de nouveau dans cette occalion ce que javoisdéjà éprouvé plulieurs fois auparavant, combien lemauvais équipement du vailfeau étoit malheureux pournous. Je navois point h bord de pavillon blanc , &pour fuppléer a ce défaut du mieux quil métoit polîible,jordonnai à mon Lieutenant , que jenvoyai à terredans le canot, darborer une de mes nappes. Dès quelOfficier eut débarqué, le porte-étendard & un autreInlulaire sapprochèrent de lui fans armes & le reçu-rent avec de grandes démonflrations damitié. Lundeux lui adreffa la parole en Hollandois, Langue quinétoit entendue daucun de nos gens. Il proféra en-fuite quelques mots en langage Efpagnol , quun deshommes de notre canot favoit fort bien. LIndiencependant parloit li mal, que ce fut avec beaucoupde peine , & par le fecours de plulieurs lignes, quilfe lit entendre. Peut-être que li quelquun de notreéquipage avoit fu lHollandois, il lauroit trouvé auffipeu habile dans cette Langue que dans lautre. Il sin-forma du Capitaine quil appelloit Skypcr, maître dunavire, & il demanda li nous étions Hollandois, linotre bâtiment étoit un vailfeau de guerre ou un vaif-feau marchand , combien il portoit dhommes & decanons, & li nous allions à Batavia, ou bien li nousen revenions. Lorfque nous eûmes répondu à toutes