venons de citer ; mais ils apperçurent à la pointe laplus méridionale de 1’lfle , un petit enfoncement aufond duquel étoient une Ville & un Fort. Dès que lesgens qui étoient à terre virent notre bateau, ils tirè-rent un coup de canon & détachèrent trois canots oupirogues remplies d’Infulaires. Comme mon Lieutenantn’avoit pas allez de forces pour s’oppofer à cette atta-que , il revint fur le champ au vailfeau. Les pi-rogues lui donnèrent la chalTe jufqu’k ce qu’elles fu-rent à la vue de notre bâtiment ; intimidées alors parnotre grand nombre, elles jugèrent à propos de s’enretourner. Les tentatives que je lis pour chercher la baie,& la prairie de Dam pierre , ayant ainli été fans fuc-cès, j’aurois mouillé a la hauteur de cette Ilie malgrél’attaque des habitans , li je n’avois pas été obligé detirer de la calle quelques pièces d’artillerie, & defaire quelques réparations néceffaires dans les agrès.Cette circonftance me fit porter un peu à l’Eft, où leZ Novembre je mis à l’ancre par 7 brafîes , fond devafe molle , à une encablure de la côte. La pointela plus occidentale de la baie nous reftoit O. S.O. , à environ trois milles , & la pointe la plus
orientale E. j S. E., à-peu-près à un mille de dif-tance. Nous avions au N. O. une rivière qui a fonembouchure dans la baie & au S. 7 d E., à environcinq lieues le pic d’une Ifle appel léeHummock IJJand>(IJle du Mondrain. ) Nos deux bateaux allèrent à larivière avant la nuit du même.jour, & ils s’en revin-rent chargés d’eau ; ils ne virent aucune trace d’ha-bitans dans l’endroit où ils débarquèrent ; mais nousremarquâmes une pirogue qui s’avançoit autour de la