z$z Voyage
des Indiens couleur de cuivre, & les premiers de ceAnn. 1767. te j nt; ^ ue nous a y 0ns remarqué dans ces parages. Ilsonc de beaux & grands cheveux noirs & peu de barbe;car nous remarquâmes qu’ils arrachent conftammentles poils du menton & de la lèvre fupérieurè. Leurstraits font beaux & leurs dents d’une blancheur &d’un poli éclattans ; ils font d’un fiature moyenne,mais extraordinairement alertes, vigoureux & a&ifs;ils montoient fur la grande hune beaucoup plus prom-ptement que nos propres matelots. Leur cara&ère eftfranc & ouvert, ils mangeoient & buvoient tout cequ’on leur donnoit ; ils alloient fans héfiter dans tou-tes les parties du vaiffeau , & ils étoient auffi familiers& aufîi gais avec l’équipage, que s’ils nous avoientconnus depuis long-tems & d’une manière intime. Ilsn’étoient pas entièrement nuds ainfi que les peuples detoutes les autres Ifles que nous avions vifités ; cepen-dant ils n’avoient qu’une légère couverture autour desreins , & qui étoit compofée d’une pièce étroite d’unebelle natte. Leurs pirogues font très-bien travaillées& avec beaucoup d’adreffe ; un arbre creufé en for-me le fond ; les côtés font de planches, & elles ont unevoile d’une natte fine & un balancier. Leurs corda-ges ck leurs filets ne font pas moins bons. Ils nousprefsèrent inftamment d’aller à terre, en nous propo-fant de laiffer comme otages au vaiffeau, un nombrede leurs gens égal à celui que nous voudrions y en-voyer. J’y aurois confenti volontiers, fi je l’avois pu,mais un fort courant Oueft nous entraîna à une figrande diftance, que je n’eus pas occafion de chercherun mouillage, & la nuit furvenant, nous continua-