du Capitaine Càrteret. 2,89
la Nouvelle-Irlande. En rangeant la côte méridionalede la grande Me, nous trouvâmes qu’elle a dix-huitlieues de long dans la direction de l’Eft & de l’Oueft ;je ne fais pas jufqu’où elle s’étend au Nord ; maisd’après fon apparence, j’ai des raifons de fuppoferqu’elle fe prolonge à une diftance très-conlidérable.Je crois qu’il eft extrêmement probable que ces Iflesproduifent plusieurs articles précieux de commerce ,& fur-tout des épiceries , d’autant plus qu’elles fontfituées dans le même climat & à la même latitude queles Moluques, & que j’ai trouvé les mufeadiers dansla Nouvelle-Irlande , fur un fol plus rocailleux & plusilériîe que celui-ci.
Ayant dépafîe ces Mes, nous continuâmes notrechemin O. j N. O., avec une belle brife d’Efb & unemer tranquille. Le i G, au matin, nous trouvâmes,par un réfultat moyen de plufieurs azimuths , quela variation de l’aiguille étoit de 6 d 3 q/ E. & nousreconnûmes par des obfervations que nous étions au2 d 19' de latitude S. , & au 14^ d 4c/ de longitude E.Je fus furpris de voir que la déclinaifon de la bouffolediminuoit par degré fur ce côté de la terre de laNouvelle - Bretagne & de la Nouvelle-Irlande , aufliconfidérablement que pendant notre route au N.O. ; mais je me rappellai que deux ans auparavantj’avois trouvé , à peu de chofe près , la même va-riation dans ce méridien, aux environs de l’Ifle deTintan.
Le foir du 19, nous découvrîmes deux petitesMes qui étoient toutes deux une terre balle, unie &
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