Voyage
Ann. 1767.Sfptemb.
Ijles de l'A-mirauté.
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ï cheveux comme les derniers Infulaires que nous avionsvifités ; ils avoient en outre le vifage peint de rayesblanches : je n’obfervai pas qu’ils eufî'ent de la barbe.La pointe de leurs lances étoic formée avec uneefpèce de caillou bleuâtre.
Après avoir quitté ce peuple féroce & ennemi,nous continuâmes notre route le long des autres Iflesqui font au nombre de vingt ou de trente, & d’uneétendue considérable ; une d’elles en particulier feroicfeule un grand royaume. Je les appellai Ifles de l’A-mirauté ; j’aurois été bien aife de les examiner, fi monvaiffeau avoit été en meilleur état, & fi j’avois été pour-vu de marchandifes propres à commercer avec les In-diens , d’autant plus que Pafpeéî: de la terre invitenaturellement à y defcendre. Elles font couvertes dela plus belle verdure; les bois font élevés & épais,entremêlés de clarières qui ont été défrichées pour desplantations , de bocages de cocotiers & des mai-fons des habitans qui Semblent être très - nombreu-fes. Il feroit facile d’établir avec ces Infulaires uncommerce amical, puifqu’ils fentiroient bientôt tousles avantages de ce trafic , & que notre fupérioritérendroit leur réfiftance inutile. J’ai jugé que le mi-lieu de la plus grande eft fituée à trente-cinq lieuesde diftance à l’O. -f N. du Promontoire de la ReineCharlotte, dans la Nouvelle-Hanovre. Sur le côté mé-ridional de cette Ifle, il y en a une petite qui s’élèveen forme de cône , & qui fe termine en un pic forthaut. Ce pic gît auz d vj' de latitude S. , à cinq de-grés & demi à l’Oueft du Cap Saint - George , dans