du Capitaine Carteret. 2.77
montagnes très-hautes, qui font en général couvertes .
de grands bois, avec plulieurs clarières qui nous pa- Ann. iA
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rurent des endroits cultives. JNous vîmes un grand
nombre de feux pendant la nuit fur cette partie dupays , ce qui nous donna lieu de penfer qu’il étoithabité. L’Ille du Duc d 'York eft lituée entre lesdeux pointes appeliées Cap Pâlit fer & Cap Stephens.
Comme il n’étoit pas fur de tenter dans l’obfcuritél’un ou l’autre des deux paffages que cette Ifle for-me dans le détroit, nous mîmes à la cape pendantla nuit & nous eûmes toujours la fonde à la main ;mais il n’y avoit point de fond pour 140 braflès. Ledétroit, y compris les deux pafîages, a environ quinzelieues de largeur. La terre du Duc d’York eft uniede d’un afpeél agréable ; l’intérieur eft couvert degrands bois ; les habitations des naturels du pays ,afîez voilines l’une de l’autre, font rangées près desbords de l’eau parmi des bocages de cocotiers, defaçon que le tout forme un coup-d’œil des plus beaux:
& des plus pittorefques qu’il foit poftible d’imaginer.
Nous apperçûmes plulieurs de leurs pirogues qui fonttrès-bien faites, & le matin, du 10,.quand je mis à lavoile , quelques-unes s’avancèrent vers le vaiffeau ; maiscomme nous avions alors un vent frais, nous ne pû-mes pas nous arrêter pour les attendre. Cette Me eftfituée au 4 d 9* de latitude S., & au 1 <51 d zo' delongitude E., à vingt-cinq lieues du Cap George.
Comme je n’ai pas longé la côte de la Nouvelle-Bretagne , mais la côte la plus feptentrionale du dé-troit , je traverfai le paflage qui eft formé par cettecôte & le côté correfpondant de l’Me du Due d’York g