Druckschrift 
1 (1774)
Entstehung
Seite
269
Einzelbild herunterladen
 

du Capitaine Carteret. z 69

vèrent auffi fore-bien, de manger le fruit dun grandarbre , qui relfemble à une prune & en particulier àcelle quon appelle dans les IfLes dAmérique, prune, dela Jamaïque. Nos gens lui donnèrent le même nom!Elle a un goût aigrelet & agréable ; mais elle na quepeu de chair , probablement faute de' culture. Cesprunes ne font pas abondantes, de forte quayant lesdeux qualités dun mets délicat , la rareté & lexcel-lence , il neft pas étonnant quelles foient recherchéesqvec emprelfement.

La côte dans les environs de cet endroit eft rem-plie de rochers & le pays élevé & montagneux ; maisil eft couvert darbres de différentes elpèces , dont quel-ques-uns (ont dune grandeur énorme , & pourroiencprobablement fervit* à plufteurs ufages. Entrautres ,nous trouvâmes les mufeadiers en grande abondance ;je cueillis quelques mufeades, mais elles nétoient pasmûres. Il eft vrai quelles ne me paroilfoient pas êtrede la meilleure qualité ; peut-être cela provient-ilen partie de ce quelles croiffeut fans être culti-vées , & en partie de ce quelles font trop à lom-bre fous les grands arbres. Larbre qui donne la noixde cocos eft excellent, mais il n'y en a pas beaucoup.Je crois quil y a ici toutes les différentes efpèces depalmier , avec larbre qui produit la noix de betel ,diverfes fortes daloës , des cannes à fucre , des bam-bous , des rattans , & plufieurs arbres , arbriffeaux& plantes que je ne connois pas. On ny trouve aucunvégétal comeftible. Les bois font remplis de pigeons,de tourterelles, de freux, de perroquets de dun grand

Ann. 1767 .Août.