Voyage
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r” 0 * 3 ”?”"!; continuions notre route avec un bon vent frais, Pa-
Ann. 1767,
trick Dwyer un des foldats de marine , tomba par mal-heur du tillac dans la mer. Nous lançâmes fur lechamp la pirogue que nous avions faifie k l’Ifle de Go-wer ; nous mîmes le vaiffeau k la cape , & nous dé-tachâmes le canot avec toute la promptitude poffible;mais le pauvre miférable quoique très-fort & plein defanté, étoit allé au fond dès le premier inftant de fachute , & nous ne le vîmes plus. Nous reprîmes lapirogue k bord ; elle s’étoit ü fort endommagée enfrappant contre un des canons, lorfque nos gens lalancèrent en mer, que nous fûmes obligés de la met-tre en pièces.
La nuit du 24 , nous rencontrâmes neuf Ifles ; elless’étendent k peu près au N. O. 4 O. & S. E. 4 E,dans une efpace d’environ quinze lieues. Elles fontfituées par le 4 d 36 ' de latitude S. & le 154 d 17 'de longitude E. fuivant notre eftime. Je penfe quece font les Ifles appellées Ohang-Java, 6c qui furentdécouvertes par Tafman ; car leur fituation appro-che beaucoup de celle qui leur eft afîignée dans lesCartes françoifes, corrigées en ijjG pour les vaiffeauxdu Roi. Je crois que les autres Tfles de Carteret, deGower & de Simpfon , n’ont été apperçues paraucun Navigateur Européen avant moi. Il y a sûre-ment dans cette partie de l’Océan beaucoup de terresqui ne font pas encore connues.
Une de ces Ifles efl; d’une étendue confidérable ;les huit autres ne font guères que de grands rochers ;mais quoiqu’elles foient baffes 6c plates , elles font
bien