Voyage
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Ann. 1767.Août.
d’autres végétaux ; nous apperçûmes du vaiffeau ungrand nombre de cocotiers parmi les maifons du vil-lage. Environ à trois milles à l’Oueft de ce vil-lage , nous en découvrîmes un autre fort étendu,vis-à-vis duquel , près du bord de l’eau , il y avoitun parapet de pierre d’à-peu-près quatre pieds fixpouces de hauteur , conftruit non en ligne droite ,mais à angles , comme nos fortifications. Les armesde ces peuples & leur courage dans les combats quieft en grande partie l’effet de l’habitude, nous donnentbeaucoup de raifons de fuppofer qu’ils ont entr’euxdes guerres fréquentes. En avançant à l'Oueft de cetendroit, nous trouvâmes, à deux ou trois milles dediftance, une petite anfe formant une efpèce de baiedans laquelle une rivière a fon embouchure. Nousexaminâmes de la grande hune cette rivière, il nousparut qu’elle couloit bien avant dans le pays, Ôc qu’elleeft navigable, au moins à fon embouchure', pour depetits bâtimens ; nous l’appellâmes Rivière de Gran-ville. Il y a à l’Oueft une pointe à laquelle nous don-nâmes le nom de Pointe Ferrçrs. Depuis cette pointela terre forme une grande baie , & il y a dans les en-virons une ville fort étendue les habitans fembloienty fourmiller , comme les abeilles dans une ruche,Lorfque le vaiffeau paffa en fon travers, il en fortit unemultitude incroyable d’indiens , tenant dans leursmains quelque chofe qui reffembloit à un paquet d’her-bes vertes , dont ils paroilfoient fe frapper les uns lesautres, danfant en même-tems ou courant en cercle.Environ à fept milles à l’Oueft de la pointe Ferrers, onen rencontre une autre qui fut appellée Pointe Carteret )