du Capitaine Carter et. i )$
par les naturels du pays qui font hardis jufqu’à latémérité, & qui combattent avec une opiniâtreté peucommune chez des fauvages fans difcipline. Quand levaifleau fut à un mille de la côte , nous n’avionspoint de fond à 50 brafl'es. A quatre ou cinq millesà l’Oueft de rifle de Portlandj on rencontre un beauhavre petit & rond, & qui efl: juftemenc allez vaftepour contenir trois vaifiaux ; nous l’appellâmes leHavre de Byron. Lorfque nous fûmes en travers defon entrée, il nous reftoit S. j S. E. Ÿ E., & l’Ifle duVolcan N. O. y O. Notre bateau y entra & trou-va deux courans , l’un d’eau douce & l’autre d’eaufalée ; le courant d’eau falée nous fit conje&urer qu’ilavoit une communication avec le havre de Carlifle.En avançant à environ trois lieues du havre , nousapperçûmes la baie où le canot avoit été attaqué parles Indiens , & je lui donnai pour cela le nom deBaie de Sang ( Bloody Bay). Il y a un petit ruiffeaud’eau douce dans cette baie, & nous y vîmes plufieursmaifons régulièrement conftruites. Au bord de l’eau,on en trouve une beaucoup plus longue que toutesles autres , bâtie & couverte de chaume ; elle nousparut être une elpèce de maifon d’alfemblée. C’eftdans celle - ci que le Maître & nos gens furentreçus tandis qu’ils étoient à terre ; ils me dirent queles deux côtés & le plancher étoient couverts d’unebelle natte, & qu’on y avoit fufpendu un grand nom-bre de flèches en paquets , pour fervir au befoin.Ils ajoutèrent qu’il y avoit dans cet endroit plufieursjardins ou vergers enclos de murs, & plantés de co-cotiers , de bananiers , de planes , d’ignames ôc
Ann. 1767.Août.