du Capitaine Carteret. zji
Excepté mon Lieutenant, le Maître & moi , il n’yavoit perfonne à bord qui fût en état de reconduirele vaifléau en Angleterre; je voyois le Maître aux por-tes du tombeau , & il étoit très-incertain fi mon Lieu-tenant & moi pourrions recouvrer la fanté. Jauroisfait de nouveaux efforts pour trouver des rafraîchilîe-mens , fi j’avois eu des inftrumens de fer, de la cou-tellerie & d’autres quincailleries avec lefquelles je pufleregagner l’amitié des naturels du pays , & acheterd’eux les provifions qui croiffent dans leur Ifie. Maisje manquois de tout cela , & ma fituation ne mepermettant pas d’expofer de nouveau la vie du petitnombre de nos gens qui pouvoient encore travailler,je levai l’ancre à la pointe du jour du 17, & je portaile long de la côte vers cette partie de l’Ifle où j’avoisenvoyé le canot. J’appellai cette Me, IJle d’Egmonten honneur du Comte de ce nom : c’eft certainementla même à laquelle les Efpagnols ont donné lenom de Santa-Cru^ , ainfi qu’on le voit par la def-cription qu’en ont faite leurs Ecrivains. J’appellaiBaie Swallow , l’endroit où nous mouillâmes ; il y aenviron fept milles à l’Efl depuis la pointe la plusorientale de cette baie que je nommai Pointe Swallow ,jufqu’à la pointe N. E. de l’Me , que j’appellai CapByron , & depuis la pointe la plus occidentale de cettebaie , que je nommai la Pointe Hanway , jufqu’à cemême cap, il y a de diftance dix ou onze milles. En-tre la pointe Swallow & la pointe Hanvay au fondde la baie , il y a une troifième pointe qui ne s’a-vance pas fi loin que les deux premières, & un peuà l’Oueft de cette pointe, on trouve un excellent mouil-
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Ann. 1767.Août.
IJls d'Egmonî,