du Capitaine C au ter et. z?7
je fus au 16 d de latitude S. & en avançant au N. O.& au N. , nous trouvâmes que la variation de l’ai-guille augmentoit très-rapidement ; car , lorfque nouseûmes gagné le 18 d 15 ' de latitude S. de le 80 d -f delongitude O. de notre point de départ, elle étoitdey' 130' E. Nous eûmes un mauvais tems, des vents forts& une groffe mer jufqu’au 25. Etant alors au i2 d 15'de latitude S. , nous vîmes un grand nombre d’oi-feaux voler en troupes ; & nous fupposâmes que nousétions près de quelque terre, & en particulier de plu-fieurs Ifles placées dans les Cartes, l’une defqueîlesfut apperçue en 1765 , par le Commodore Byron quiï’appella 1 DJle du Danger ; cependant nous n’en vîmesaucune. A ce tems, le venc foufîloit fi fort, que quoi-que nous renflions en poupe , nous fûmes obligés derifer nos huniers. Le tems étoit toujours très-fombre& pluvieux. Le lendemain étant au 10 d de latitude S.& au iGj d de longitude O. , nous nous tînmes àpeu près dans le même parallèle , efpérant ren-contrer quelques - unes des Ifles appellées Ifles deSalomon ; dont la plus méridionale eft fîtuée dansles Cartes à cette latitude. Nous eûmes ici le ventalifé fort, avec des raffales violentes & beaucoup depluie. En continuant cette route jufqu’au 3 Août,nous nous trouvâmes à ce jour au 10 d 18 ' de lati-tude S. & fuivant notre eftime au 177 d 7 de longi-tude E. , à environ deux mille cent lieues de diflanceO, du continent de l’Amérique , & à 5 d à l’O. de lafituation qui efl affignée a ces Ifles dans les Cartes*Nous n’avions pourtant pas le bonheur de rencontrerxiuc.une terre 3 nous pafsâmes probablement près, de
Ann. 1767.Mai,