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1 (1774)
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236
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Voyage

rien qui indiquât une grande terre. Nos gens com-men-^7* çoient à être très malades du fcorbut qui avoir fait degrands progrès. Voyant que tous nos efforts pourgagner une latitude méridionale plus avancée, étoientinefficaces , 6e que le mauvais tems, le changementde vents 6t par-defîus tout , les défauts du vaifleaurendoient notre marche lente , je crus quil étoit abfo-îument néceiïaire de prendre la route , dans laquellele bâtiment & léquipage fcroient plus en sûreté. Aulieu donc dentreprendre de men revenir par le S.E., projet quil auroit été prefque impoffible dexécu-ter , eu égard à notre fituation & à la faifon de lan-née, je portai au Nord afin de gagner les vents alifés^Je me tins toujours dans les parages , qui fur la foides Cartes , dévoient me conduire à quelque Ifle jepourrois me procurer les rafraîchiffemens dont nousavions fi grand befoin. Javois deffein , fi le vaifféaupouvoit être réparé , de pourfuivre mon voyage auSud, au retour de la faifon convenable , pour faire de.nouvelles découvertes dans cette partie du globe. Jeprojettois enfin , fi je découvroîs un continent 6c queje puflè y trouver une quantité fiiffiiante de provi-fions , de me maintenir le long de la côte au Sud ,jufquà ce que le Soleil eût paflé léquateur , de ga-gner alors une latitude Sud fort avancée , 6c de tirera POueft vers le Cap de Bonnc-EJpérance , ou de menrevenir à lEff:, 6c enfin après avoir touché aux IflesFaîklands sil étoit néceffaire, de partir promptementdelà pour aborder en. Europe.

Je ne rencontrai le véritable vent alifé que îorfquç