Voyage
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s’élevoit hors de la mer ; elle n’avoit pas plus de cinq
Ann. 1767. m jj] es j e c i rC onférence, & fembloit inhabitée : elle étoitMai. , j» 1 o
cependant couverte d arbres , 6c nous appex-çûmes un
petit courant d’eau douce lur l’un des côtés. J’avoisenvie d’y débarquer , mais la houle qui à cette faifonbrife fur la côte avec beaucoup de violence rendit ceprojet impraticable. Je fondai fur le côté occidental de■X cette terre, à un peu moins d’un mille de la côte, je
trouvai 25 braflès fond de corail & de fable, & il eftpropable que dans un beau tems d’été , l’abdjfëfege yferoit très-aifé. Nous vîmes un grand nombre d’oi-feaux de mer voltiger autour de nous } à un mille durivage, & il nous parut qu’il y avoit du poifîon danscette partie de la mer. Cette terre eft fituée au 20 d 2'de latitude S. , & au 133 d 21 ' de longitude O. à en-viron mille lieues à l’O. du continent de l’Amérique.Elle eft fi élevée que nous la reconnûmes à plus deIfle de Vit- quinze lieues de diftance ; nous l’appellâmes Ifle decaim. Pitcairn , parce qu’elle fut découverte par le fils de
Pitcairn , Major des foldats de marine, qui a périmalheureufement à bord de Y Aurore.
Pendant que nous étions dans le voifinage de cetteIfle , le tems fut extrêmement orageux , avec de longueslames venant du Sud , plus grofîes & plus élevéesqu’aucunes de celles que nous avions vues auparavant.Les vents étoient variables; mais ils fouffloient princi-palement du S. S. O., de l’O. & de l’O. N. O. Nouseûmes très-rarement des vents d’Eft, de forte que nousfûmes empêchés de gagner une latitude méridionale