Voyage
= terre alors & les oifeaux nous ayant quittés, je tirai7 6 7* plus au Sud & j’atteignis le 27 d 20 ' de latitude S. ;j’y reftai jufqu’k ce que nous fufiîons arrivés entre le17 & le 18 d , à* l’Oueft de notre point de départ.Nous eûmes dans ce parallèle de petites fraîcheurs ,un fort courant au Nord &. d’autres raifons de conjectu-rer que nous étions près de cette terre de Davis , quenous recherchions avec grand foin ; mais un bon vents’élevant de rechef , nous gouvernâmes O. S. O. &nous arrivâmes au 28 d 4 de latitude S. , d’où il fuitque fi cette terre ou quelque chofe de femblable exif-toit, je l’aurois infailliblement rencontrée , ou qu’aumoins je l’aurois vue. Je me tins enfuite au 28 d delatitude S. 40 d à l’O. de mon point de départ , &cfuivant mon eftime à 121 d O. de Londres. Le tems& le vent ne me permirent pas de gagner une lati-tude méridionale plus avancée; mais je fuis allé au Sudde la fituation afiignée à ce continent fuppofé, qu’onappelle dans toutes les Cartes Terre de Davis.
Nous continuâmes 'a chercher cette terre jufqu’au17 Juin, lorfqu’étant au 28 d de latitude Sud, & au112 d de longitude Oueft , nous vîmes plufieurs oi-feaux de mer qui voloient en troupes & quelquesalgues ; ce qui me fit conjecturer que nous approchionsou que nous avions paffé près de quelque terre. Ace tems, il fouffla du Nord un vent fort , qui rendit lamer grofîe ; nous avions cependant de longues lamesqui venoient du Sud, de forte que toutes les terresqui font dans cette plage ne peuvent être que des petitesIfies couvertes de rochers. Je fuis porté à croire que