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Voyage
Ann. 1767.Mai.
! mais nous le perdîmes parce qu’il rendit le plomb qu’ilavoit dans fa bouche. Les veaux marins y font finombreux, que je crois lincèrement que fi on en pre-noit plufieurs milliers dans une nuit, on ne s’en apper-cevroit pas le lendemain. Nous fûmes obligés d’entuer une grande quantité , parce qu’en côtoyant lerivage, ils couroient continuellement contre nous , enfaifant un bruit épouvantable. Ces poifions donnentune huile excellente ; leur cœur & leur frellurefont très-bons à manger ; ils ont une faveur qui appro-che de celle du cochon , & leurs peaux forment laplus belle fourure de cette efpèce que j’aie jamais vue.On y trouve aulli plufieurs oifeaux, & entr’autres detrès-gros faucons. J’ai obfervé plus haut que nos gensne prirent pas moins de fept cens pintades dans unenuit. Nous n’avons pas eu beaucoup d’occafions d’exa-miner les produ&ions végétales de cette Ifle, mais nousy avons vu plufieurs feuilles du chou des montagnes,ce qui eft une preuve que l’arbre qui le porte y croîc.
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